- Mione !
- S'il te plait pas maintenant. J'ai la tête comme une citrouille.
- Mione, je t'aime. Je suis désolée pour hier, ça n'arrivera plus je te le promets.
Il a l'air si faible, si tremblant. Je m'approche de lui et le prends dans mes bras.
- Oublions ça, tu veux.
- Tu sais, je t'aime vraiment. Je ne veux pas te perdre, et encore moins à cause de ton problème de confiance. Je sais que j'ai changé et que toi seule compte à présent. Je veux que tu me crois.
- Je vais essayer, je te le promets. Allez viens, on va manger.
Il me serre fort contre lui et m'embrasse langoureusement.
- Je ne supporterai pas de vivre sans toi. On a vécu beaucoup trop de choses tous les deux pour que je puisse imaginer qu'un autre pourrait toucher ton corps. Tu es la femme de ma vie.
- Moi non je ne m'imagine pas sans toi.
- Je suis l'homme de ta vie ?
- Surement...
J'esquisse un petit sourire.
- Tu fais ça pour m'énerver ?
- Mais pas du tout.
Et je me mets à courir vers le tableau et je m'enfonce dans les couloirs du château, il me suit et ne tarde pas à me rattraper, quand une voix nous arrête.
- Miss Granger, Mr Malfoy, est ce une façon de se comporter pour deux préfets ?
- Que voulez vous professeur, c'est le printemps.
Mac Gonnagal rougit et s'en va sans demander son reste. Nous entrons tous deux dans la grande salle en rigolant. Je vois que Ron nous regarde totalement dépité, il faut vraiment que je lui parle.
- Ecoute, je te rejoins après. Il faut que j'ai une conversation avec Ron.
- Pourquoi ça ?
- Tu vas pas te mettre à être jaloux toi aussi ?
- Nan, d'accord mais quand même ça m'inquiète. Tu peux comprendre ça, nan ?
- Oui je sais. Mais faut vraiment que je lui parle, il n'a pas l'air bien en ce moment.
- Vas-y, je ne te retiens pas.
- Merci mon coeur.
Je l'embrasse tendrement et m'éloigne pour rejoindre la table des griffondors. Parvati me regarde d'un air dégouté.
- T'es gentille, tu évites de me regarder comme ça ou je t'en décolle une.
Elle baisse la tête sur son assiette, c'est nouveau, je fais peur moi ?
- Bonjour les garçons.
- B'jour.
- Hermione, ça va ?
- Oui Harry et toi ?
- Très bien mis à part que je dois me coltiner la mauvaise humeur de monsieur.
Il fait un léger signe de tête vers Ron.
- Je ne suis pas de mauvaise humeur !
- Ah nan pas du tout.
- C'est ce qu'on voit. Tu respires la joie de vivre et la bonne humeur.
- Je me passerai de tes sarcasmes.
- Et moi, de tes regards noirs !
- Vous n'allez pas commencer.
- Ecoute Ron, j'étais venue pour te parler mais je vois que je dérange.
- Mais nan pas du tout Mione, allez parler tous les deux. J'vais attendre Ginny moi.
- Bon d'accord mais j'ai pas beaucoup de temps.
- Tu te fous de moi ?
- Un peu oui.
Et nous éclatons de rire tous les trois. Je sors avec Ron de la grande salle sous le regard foudroyant du serpent. Nous sortons dehors sans un mot échangé.
- Ron qu'est ce qui ne va pas en ce moment ?
- Tout va bien.
- Ne me mens pas, je déteste ça.
- Tu veux savoir la vérité Mione ?
- Bah oui, c'est pour ça que je suis là.
- Tu me manques.
- Mais je suis souvent avec vous et..
- Hermione, tu m'as très bien compris.
On se regarde et je me rends compte à quel point il a changé, il est devenu taciturne, renfermé. J'ai peur de l'avoir trop blessé, d'avoir déchiré le bonheur qu'il avait en lui.
- Ron, je...
- Nan ne dis rien, je sais que tu l'aimes et que je n'y changerai rien. Je l'ai compris il y a déjà très longtemps, j'ai compris que je ne pourrais jamais te récupérer, que j'aurais beau te le dire, cela ne changerait rien aux sentiments que tu as pour lui.
- Tu sais, ça va pas en ce moment avec Draco. J'ai envie de le lâcher mais je n'y arrive pas.
- Tu ne l'aimes plus ?
- Je ne sais pas, mais je n'arrive pas à lui faire confiance. J'ai l'impression qu'il me fait encore du mal sans que je le sache pour l'instant, et qu'un jour je tomberais de haut.
- Je vois ce que tu veux dire. Tu sais, jamais je n'ai réussi à t'oublier, j'ai essayé pourtant.
- Je sais Ron. C'est tellement flou dans ma tête à moi aussi.
- Tu m'aimes encore ?
- Ce qui est sur, c'est que j'ai toujours des sentiments pour toi.
- C'est vrai ?
Il tente de se rapprocher de moi mais je m'éloigne. Il comprend et fais un pas en arrière à son tour.
- Je te comprends, et j'attendrai que tu sois sûre de toi.
- Merci Ron.
Nous rejoignons Harry et Ginny pour la journée. Puis le soir venu je rentre dans la salle commune.
- C'était bien avec Weasley ?
- Nous avons juste parlé.
- Tu mens !
- Mais nan , j'te jure.
- Il t'aime encore ?
- Mais nan ce n'est que de l'amitié et tu le sais.
- Là je suis sur que tu mens. Et tu vois je préfèrerais que tu me dises clairement la vérité.
- Ecoute j'suis fatiguée là et...
- Donc t'as des choses à me cacher !
- Mais nan !
- Alors dis moi ce que vous vous êtes dit ?
- Rien du tout.
Draco se lève et me domine de toute sa hauteur.
- Commence pas à me mentir s'il te plait.
- Il m'a dit qu'il ne m'avait pas oubliée.
- Et ?
- Et c'est tout !
- Tu vois je le savais. Et toi je suis sure que t'as eu pitié et que tu lui as dit "mais oui moi aussi mais tu sais c'est pas facile" !
- Arrête !
- Pourquoi tu me mens ? C'est que tu as autre chose à me cacher nan ? Je ne supporte pas ça.
- Et toi, pour toutes les fois où tu m'as menti !
- Mais je ne le fais plus !
- Et qu'est ce que j'en sais ?
Encore une fois la conversation finit par des coups de sa part. Je m'enferme dans ma chambre.
- C'est fini, Draco Malfoy ! Fini !
- C'est ça, va avec ton Weasley !
